figure


photographie Sandra Pointet
fig.#7, 43/22cm - fig.#3, 35/15cm
modelage, grès, terre sigillée, flocage, 2011


photographie Sandra Pointet
fig.#6, 30/15cm
modelage, grès, terre sigillée, 2011


photographie Sandra Pointet
fig.#1, 16/16cm
modelage, grès, terre sigillée enfumée, chaînette, 2011


photographie Aline d'Auria


photographie Sandra Pointet
fig.#8, 14/15cm
modelage, grès, terre sigillée, 2011


photographie Aline d'Auria

photographie Sandra Pointet
fig.#4, 18/16cm
modelage, grès, terre sigillée enfumée, 2011


photographie Sandra Pointet
fig.#3


photographie Sandra Pointet
fig.#11, 15/10cm
modelage, grès, terre sigillée enfumée, 2011

photographie Sandra Pointet
fig.#9 , 23/21cm
modelage, grès, terre sigillée, 2011


photographie Sandra Pointet
fig.#1 - fig.#14


photographie Aline d'Auria

Dans ma recherche j’interroge le corps, sa représentation à travers des objets/sculptures où le dedans et le dehors se fondent. C’est la notion de corps-organe unique qui m’intéresse, celui qui s’auto-satisfait. Cette notion signifie pour moi de prendre le corps dans son entier, de ne pas le dissocier ou le morceler, mais de le désorganiser pour pouvoir le reconstruire sur la base de sensations.
Ce travail expérimente le corps et le rend autonome, immanent.
« figure » n’est donc pas des « morceaux » de corps mais bel et bien des corps érotisés, des entités sexuées, des simulacres du corps féminin. Mon intention n’est pas de réduire la femme à son seul sexe, mais plutôt de questionner notre rapport au corps fétiche.

Ce travail parle aussi de l’érotisme du matériau, de ce que l’argile induit par sa plasticité et sa surface ressemblant à celle d’une peau. La terre métaphore de la chair est un concept vieux comme le monde. L’argile est charnelle, et ceci éveille chez moi un imaginaire lié au sens, au corps et à l’érotisme.

Mon travail s’articule sous la forme d’une collection d’accessoires fétiches, objets grotesques hésitant entre le sextoy et l’objet transitionnel. Ce sont des accessoires sexuels qui n’en sont pas: ils ne sont ni des objets pénétrants, ni de ceux qui se laissent pénétrer.
C’est une série d’attributs affublés de anses, peau frippée, matière étirée, trou.

Ces accessoires sont des corps, des sexes féminins, des organes que je façonne avec tout mon corps d’un geste presque violent. Il y a cette sensation intrigante de la chair qui devient os et de cet os qui devient organe. Les anses ou poignées étirées de la matière comme un prolongement du corps paraissent toujours souples. Elles font référence parfois à une tasse, un bijou, un sac à main ou à un gant, et renvoient à l’idée du corps accessoirisé en nous projetant dans un scénario de rituel érotique ou peut-être mystique.

Plus encore que des accessoires, ces objets pourraient s’identifier à des prothèses, sortes d’éléments qui augmenteraient certaines capacités corporelles ou qui multiplieraient les zones sensibles. Certaines pièces sont entièrement ou partiellement floquées, c’est une fine couche de textile à l’aspect velours qui invite au toucher et presque à l’emploi. Les objets semblent habillés, ou plutôt occupés à se déshabiller.

Leur surface satinée, passant du gris au noir paraît patinée par le temps, ces objets semblent hésiter entre le primitif et le chic. Cette préciosité révèle l’ambigüité de ces objets sans fonction, que je définirais comme objets potentiels, par leur pouvoir évocateur d’images et de sensations. C’est à dire qu’ils offrent, selon moi, différentes voies de lecture. Certes ces objets se réfèrent aux corps, au sexe féminin par ses plis et ses formes, mais ils renvoient également à quelque chose de plus primitif encore : des souches d’arbres ; des racines ou des paysages qui eux nous font penser à des corps. Et ce sont ces allers retours, ces images qui nous renvoient à d’autres qui créent tout l’intérêt de ces objets. C’est pour cette raison que le titre de « figure » s’est imposé à moi comme une évidence, car elle détourne le regard ou l’imaginaire sur autre chose ; elle est support d’images, de croyances ou de fantasmes.



figure


photographie Sandra Pointet
fig.#7, 43/22cm - fig.#3, 35/15cm
modelage, grès, terre sigillée, flocage, 2011


photographie Sandra Pointet
fig.#6, 30/15cm
modelage, grès, terre sigillée, 2011


photographie Sandra Pointet
fig.#1, 16/16cm
modelage, grès, terre sigillée enfumée, chaînette, 2011


photographie Aline d'Auria


photographie Sandra Pointet
fig.#8, 14/15cm
modelage, grès, terre sigillée, 2011


photographie Aline d'Auria

photographie Sandra Pointet
fig.#4, 18/16cm
modelage, grès, terre sigillée enfumée, 2011


photographie Sandra Pointet
fig.#3


photographie Sandra Pointet
fig.#11, 15/10cm
modelage, grès, terre sigillée enfumée, 2011

photographie Sandra Pointet
fig.#9 , 23/21cm
modelage, grès, terre sigillée, 2011


photographie Sandra Pointet
fig.#1 - fig.#14


photographie Aline d'Auria

Dans ma recherche j’interroge le corps, sa représentation à travers des objets/sculptures où le dedans et le dehors se fondent. C’est la notion de corps-organe unique qui m’intéresse, celui qui s’auto-satisfait. Cette notion signifie pour moi de prendre le corps dans son entier, de ne pas le dissocier ou le morceler, mais de le désorganiser pour pouvoir le reconstruire sur la base de sensations.
Ce travail expérimente le corps et le rend autonome, immanent.
« figure » n’est donc pas des « morceaux » de corps mais bel et bien des corps érotisés, des entités sexuées, des simulacres du corps féminin. Mon intention n’est pas de réduire la femme à son seul sexe, mais plutôt de questionner notre rapport au corps fétiche.

Ce travail parle aussi de l’érotisme du matériau, de ce que l’argile induit par sa plasticité et sa surface ressemblant à celle d’une peau. La terre métaphore de la chair est un concept vieux comme le monde. L’argile est charnelle, et ceci éveille chez moi un imaginaire lié au sens, au corps et à l’érotisme.

Mon travail s’articule sous la forme d’une collection d’accessoires fétiches, objets grotesques hésitant entre le sextoy et l’objet transitionnel. Ce sont des accessoires sexuels qui n’en sont pas: ils ne sont ni des objets pénétrants, ni de ceux qui se laissent pénétrer.
C’est une série d’attributs affublés de anses, peau frippée, matière étirée, trou.

Ces accessoires sont des corps, des sexes féminins, des organes que je façonne avec tout mon corps d’un geste presque violent. Il y a cette sensation intrigante de la chair qui devient os et de cet os qui devient organe. Les anses ou poignées étirées de la matière comme un prolongement du corps paraissent toujours souples. Elles font référence parfois à une tasse, un bijou, un sac à main ou à un gant, et renvoient à l’idée du corps accessoirisé en nous projetant dans un scénario de rituel érotique ou peut-être mystique.

Plus encore que des accessoires, ces objets pourraient s’identifier à des prothèses, sortes d’éléments qui augmenteraient certaines capacités corporelles ou qui multiplieraient les zones sensibles. Certaines pièces sont entièrement ou partiellement floquées, c’est une fine couche de textile à l’aspect velours qui invite au toucher et presque à l’emploi. Les objets semblent habillés, ou plutôt occupés à se déshabiller.

Leur surface satinée, passant du gris au noir paraît patinée par le temps, ces objets semblent hésiter entre le primitif et le chic. Cette préciosité révèle l’ambigüité de ces objets sans fonction, que je définirais comme objets potentiels, par leur pouvoir évocateur d’images et de sensations. C’est à dire qu’ils offrent, selon moi, différentes voies de lecture. Certes ces objets se réfèrent aux corps, au sexe féminin par ses plis et ses formes, mais ils renvoient également à quelque chose de plus primitif encore : des souches d’arbres ; des racines ou des paysages qui eux nous font penser à des corps. Et ce sont ces allers retours, ces images qui nous renvoient à d’autres qui créent tout l’intérêt de ces objets. C’est pour cette raison que le titre de « figure » s’est imposé à moi comme une évidence, car elle détourne le regard ou l’imaginaire sur autre chose ; elle est support d’images, de croyances ou de fantasmes.